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Carte blanche

Partir pour mieux se retrouver

Lors de la rentrée académique de septembre, le choix entre un stage en entreprise ou un voyage à vocation humanitaire m’a été posé dans le cadre de mon cursus de gestion à l’ICHEC. Ayant choisi de faire mes études à l’ICHEC pour la dimension internationale de ces dernières, mon choix s’est, dès lors, tout naturellement porté sur le Housing Project en Inde. Le concept est assez simple en soi, à savoir un projet à vocation humanitaire, un voyage, une équipe et des valeurs que sont le respect, la solidarité et l’intégrité.

Plus concrètement, l’ICHEC propose depuis 1993 à ses élèves de se rendre dans un pays dit du Sud afin de pouvoir découvrir la culture de celui-ci dans un cadre privilégié tout en contribuant à l’aide des populations locales d’un point de vue financier et infrastructurel.C’est ainsi qu’à titre personnel, j’ai pu prendre part activement, tant financièrement que personnellement, à un chantier, dans un petit village du Tamil Nadu nommé Koneripatty. Ce chantier a permis de loger 7 familles dans 7 habitations décentes.

Vous ne pouvez pas imaginer les émotions et la joie ressenties lors de la remise des clés de leurs domiciles aux futurs propriétaires !

Bien entendu, comme je le disais précédemment, on ne vit pas ce genre de voyages individuellement mais bien en groupe. Pendant un mois, je me suis ouvert à une autre culture, ce qui n’est déjà pas toujours chose aisée mais également à des gens ayant la même culture que moi mais pas forcément les mêmes aspirations. Ce fût sûrement là l’un des aspects les plus compliqués à gérer au sein de notre équipe. Pour ma part, je suis reparti de ce voyage enrichi d’une expérience personnelle et culturelle. à l’heure d’aujourd’hui et suite à ce voyage, je perçois plus clairement la fracture présente encore parfois, malheureusement, entre ce que l’on nomme les pays développés et les pays en voie de développement.

Pour terminer, cette expérience humaine m’a permis de découvrir l’Autre et en même temps m’a fait grandir sur le plan personnel. Je ne peux qu’encourager cette démarche auprès de quiconque voulant se lancer dans cette aventure. Quant à ceux étant encore dans cette période d’hésitation, je ne peux leur dire qu’une chose : « N’hésite pas et fonce ». Que du contraire, une fois qu’on y est, la seule envie que l’on a est celle de rester et une fois qu’on est rentré, la seule envie qu’il nous reste est celle de repartir le plus tôt possible !

C’est pour cela, qu’à titre d’exemple, bien que je ne sois pas en faveur de la réinstauration d’un service militaire obligatoire, je m’exprime en faveur de l’instauration d’un service civique obligatoire où chaque jeune contribuerait par un travail intellectuel ou manuel, selon ses affinités, au monde associatif et à la société dans son ensemble pour défendre des causes qui lui tiennent à cœur. Il s’agirait là d’un moyen peu coûteux pour la société de reconnecter les citoyens entre eux et de leur permettre de vivre une expérience de terrain.
De plus, le monde associatif est toujours en demande de volontaires pour, par exemple, préparer et servir des repas pour les plus démunis, faire des appels aux dons sur le terrain ou tout simplement pour des missions plus simples comme de l’accompagnement de personnes du troisième âge pour réaliser leurs courses.

C’est au travers de telles expériences qu’on améliore la cohésion sociale et que l’on réduit les fractures sociales qui mènent parfois à des évènements aux conséquences dramatiques…

Laurent Costas
étudiant à l’ICHEC

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