Mathilde, dernière arrivée chez Délipro Jeunesse, vous présente son travail et sa passion pour l’éducation aux médias.
Délipro Jeunesse
« Développer l’esprit critique et des valeurs solidaires est primordial. »
Audrey est la coordinatrice de Délipro Jeunesse depuis plusieurs années maintenant. Arrivée au moment du nouveau Décret, l’Organisation de Jeunesse n’a cessé de croitre depuis son arrivée au sein de la structure. Ce matin, elle nous donne rendez-vous dans les locaux de Délipro Jeunesse, là où tout a commencé pour elle …
J&L : Pourquoi se retrouve-t-on dans les bureaux de Délipro Jeunesse ce matin ?
Audrey Mercier : Pour cette interview, tu voulais que nous nous retrouvions dans un lieu qui fait sens pour moi. Je t’ai donc donné rendez-vous dans nos bureaux, car c’est notre lieu de vie principal, le centre névralgique de toutes nos réflexions, l’endroit où l’on échange et où l’on crée.
J&L : Peux-tu me dire, en quelques mots, qui tu es ?
A.M. : Je suis la coordinatrice de Délipro Jeunesse. Mes enfants disent de moi que je suis toujours positive et souriante, que je suis patiente et aimante, travailleuse et déterminée. Ils disent aussi que je suis un poil trop exigeante avec moi et avec les autres, que je boude parfois, que je suis un peu susceptible… Je ne sais pas s’ils sont tout à fait objectifs, mais en tous cas, je mets toutes les facettes de ma personnalité au service de Délipro Jeunesse depuis près de 15 ans.
J&L : Peux-tu me parler de tes parcours scolaire et professionnel ?
A.M. : J’ai un parcours scolaire assez classique. Après mes études secondaires, j’hésitais à me diriger vers des études scientifiques ou littéraires, deux matières diamétralement opposées. Finalement, mon choix s’est porté sur des études en langues et littérature romanes que j’ai terminées à Louvain-la-Neuve. Ensuite, j’ai fait une spécialisation en édition, car je souhaitais travailler dans un autre domaine que l’enseignement même si en parallèle, j’ai fait l’agrégation. En même temps que mon travail de stagiaire dans une maison d’édition, j’ai pris un intérim dans l’enseignement. Finalement, j’ai enseigné le latin pendant plus de 10 ans et même si je ne m’y destinais pas vraiment, j’ai adoré mon métier d’enseignante. Puis, l’opportunité de travailler chez Délipro Jeunesse s’est présentée. J’aime le changement et les nouveaux défis. Je l’ai saisie !
J&L : Justement, comment es-tu devenue coordinatrice de Délipro Jeunesse ?
A.M. : Je suis arrivée dans l’association en 2009, au moment de la mise en œuvre du nouveau Décret OJ. J’étais détachée pédagogique. J’avais pour mission de créer de nouveaux projets avec les jeunes pour que les activités de l’association répondent correctement aux nouvelles exigences décrétales. J’ai très vite aimé la liberté dont nous disposions pour créer de nouvelles choses et interagir avec les jeunes. Je me suis donc beaucoup investie pour faire évoluer Délipro Jeunesse tant en matière d’activités, par exemple en obtenant une reconnaissance en éducation aux médias, qu’en matière de développement de l’équipe. Quelques temps après, la coordinatrice qui était en poste à l’époque a pris sa retraite et je l’ai remplacée.
J&L : Quels sont tes rapports avec l’équipe de Délipro Jeunesse ?
A.M. : Ma mission principale en tant que coordinatrice est de fédérer mon équipe pour que mes collaborateurs travaillent efficacement ensemble autour de nos différents projets. Mon job, c’est donc de parvenir à mobiliser les forces, tirer parti des qualités de chacun, manager le travail d’équipe et veiller à ce que nos projets remplissent bien les missions d’une OJ.
Mais, au-delà de ça, je pense que pour co-construire des projets qui font sens, pour faire évoluer notre association, il faut bien sûr que les échanges soient dynamiques et productifs, mais aussi vrais et spontanés. J’accorde donc beaucoup d’importance aux moments de vie partagés, car ils sont à mes yeux le ciment d’une équipe motivée et soudée.
J&L : Quelle est la qualité principale d’une bonne coordinatrice d’OJ ?
A.M. : Être à l’écoute est à mon sens la qualité principale qu’il faut développer en tant que coordinateur d’une Organisation de Jeunesse, car on ne peut pas prendre de bonnes décisions sans être correctement informé. Par ailleurs, je pense aussi qu’un coordinateur doit être juste vis-à-vis de chacun de ses collaborateurs, mais aussi vis-à-vis de l’ensemble de son équipe.
Si je suis parvenue à accorder une oreille attentive à chacun tout en prenant des décisions équitables pour l’ensemble, ma journée est réussie.
J&L : Peux-tu nous parler des relations que tu entretiens avec les autres OJ membres de Jeunes & Libres ?
A.M. : Nous travaillons régulièrement avec l’ASBL ReForm qui rejoint le profil de Délipro Jeunesse. Nous avons des publics assez similaires et des objectifs communs. Depuis quelques années, il nous arrive donc souvent d’intervenir sur leurs projets ou d’en construire de nouveaux ensemble. C’est très enrichissant. En 2021, nous avons par exemple travaillé ensemble pour lutter contre le harcèlement scolaire avec le projet « A fleur de maux ».
J’ai aussi de bons rapports avec les coordinateurs des autres OJ, mais, comme nous ne travaillons pas sur les mêmes thématiques et avec les mêmes publics, les collaborations sont plus compliquées à mettre en place. Je le regrette parfois, car je pense que nous avons tous beaucoup à apprendre les uns des autres.
J&L : Quel est le rôle de Délipro Jeunesse en tant qu’Organisation de Jeunesse ?
A.M. : En tant qu’OJ, notre rôle est bien sûr d’aider les jeunes à devenir de CRACS. Chez Délipro Jeunesse, on remplit cette mission en favorisant les rencontres avec les jeunes, le vivre ensemble, l’expérimentation ou encore l’expression créative. Pour cela, nous proposons par exemple des modules pédagogiques durant lesquels les animations se construisent autour des besoins et des idées des jeunes. Nous proposons aussi des stages créatifs et médias. Nous construisons des outils pédagogiques à destination des jeunes. Nous travaillons également autour des créations artistiques de jeunes comme avec le projet « jeunes talents ».
Les projets sont tellement nombreux que je ne peux pas tous les citer, mais ils s’articulent tous autour de l’éducation aux médias et à la citoyenneté.
J&L : Comment gères-tu le quotidien ? Décris-moi une journée type dans la peau d’Audrey, coordinatrice de Délipro Jeunesse.
A.M. : Il n’y a pas de journées types dans une Organisation de Jeunesse ! Pour aborder les défis quotidiens sans cesse renouvelés, je fais une « to do list » chaque matin avant de quitter la maison. Lorsque j’arrive au bureau, j’ai déjà fait le tri dans mes priorités, répondu aux mails urgents et téléphoné aux personnes que je devais contacter. Je peux donc répondre directement aux demandes de mon équipe. Le reste, c’est de l’impro maitrisée en fonction des missions du jour.
J&L : Quels sont les défis à venir pour Délipro Jeunesse ?
A.M. : Le défi majeur pour les années à venir est de développer encore davantage l’axe média de notre association. Depuis 2017, nous avons en effet vu reconnaitre la qualité et la spécificité de notre travail en obtenant un dispositif particulier en éducation aux médias. Depuis, nous ne cessons de constater à quel point il est important que les jeunes puissent utiliser les médias de manière active, critique et créative. La vidéo étant leur support de prédilection pour s’informer et s’exprimer, c’est dans ce domaine que nous allons nous investir.
Nous souhaitons également renforcer encore davantage nos activités pour lutter contre le harcèlement scolaire. Cette thématique fait partie des préoccupations des jeunes et c’est une demande qui revient très souvent entre novembre et mars dans les écoles. Nous essayons d’agir de manière préventive pour minimiser les dégâts.
Nous voulons également nous investir dans de tout nouveaux projets comme une initiative pilote pour créer un média d’échanges numériques vivant et actif qui permettrait aux jeunes patients hospitalisés de partager leurs expériences au sein de l’hôpital, mais aussi aux futurs enfants hospitalisés de dédramatiser et/ou de se rassurer quant à leur séjour. Ce projet est très ambitieux et très lourd à porter. Il faudra donc commencer par former l’équipe pour outiller les animateurs.
J&L : Quel est votre fonctionnement en interne ?
A.M. : J’impose rarement des projets, voire jamais. De manière générale, c’est l’équipe qui construit l’activité de l’asbl. Pour construire notre programme annuel, nous organisons plusieurs réunions par an.
À ces occasions, les membres de l’équipe qui ont envie de porter et développer des projets mettent ceux-ci sur la table et les présentent aux autres. S’ils s’inscrivent dans nos missions et visent nos objectifs, nous les inscrivons d’un commun accord dans notre plan d’action.
J&L : Quel est ton rôle en tant que coordinatrice de Délipro Jeunesse ?
A.M. : Mon rôle c’est de faire en sorte que mes animateurs arrivent là où ils souhaitent arriver dans la mise en œuvre de leurs projets. Ils ont énormément d’idées et ils sont pleins de ressources, mais ils manquent parfois de structures. Mon job, c’est de les guider en fonction de leurs besoins. Lorsqu’ils rencontrent une difficulté pédagogique ou administrative, je les aiguille pour que leurs projets puissent se concrétiser. L’idée n’est pas de les diriger, mais plutôt de les accompagner dans tous les aspects que cela implique.
J&L : Quelles sont les contraintes auxquelles tu fais face au quotidien ?
A.M. : La gestion des ressources humaines est une réelle contrainte. On gère tellement de projets que l’équipe est toujours trop petite pour faire face à la quantité de travail. Malheureusement, la situation actuelle fait qu’il n’est plus possible d’agrandir l’équipe pour le moment. C’est un réel frein.
J&L : En tant que coordinatrice, es-tu la gardienne des engagements décrétaux de l’asbl ?
A.M. : Oui, c’est tout à fait mon rôle. Je dois veiller à ce que tous les aspects des projets que nous mettons en œuvre respectent les directives du décret OJ. Cela fait partie de mon job. Je dois garder une vue d’ensemble sur chaque projet et aiguiller mes animateurs pour que les activités qu’ils imaginent leur permettent toujours de remplir nos missions.
J&L : Peux-tu me parler d’une activité coup de cœur depuis que tu travailles chez Délipro Jeunesse ?
A.M. : Des activités « coup de cœur », j’en ai plein. Difficile de choisir. J’ai cependant envie de parler du projet « The Artisan Jump » que nous avons mis en place juste avant la crise du Covid. Il visait à valoriser l’esprit d’entreprendre chez les jeunes et je trouve que c’est particulièrement important à l’heure actuelle.
Le projet mobilisait de jeunes artisans. Il s’est étendu sur toute une année et il a vu son couronnement dans l’organisation d’un marché sur le site du Bois du Casier à Charleroi. Toute l’équipe y a participé. Cela a permis d’échanger ensemble et de découvrir des aspects des uns et des autres qu’on ne connaissait pas. Une belle manière de souder une équipe, car les retours sur leur travail ont été très positifs. Ce succès nous a également ouvert des portes pour la mise en œuvre de nouveaux partenariats.
J&L : Peux-tu m’en dire un peu plus sur votre projet Jeunes Talents ?
A.M. : Avec le projet Jeunes Talents, l’idée est de mettre à l’honneur les talents artistiques des jeunes en leur laissant la liberté de s’exprimer de manière réflexive et créative à travers leur art. Nous voulons également leur apprendre à promouvoir eux-mêmes leurs talents pour pouvoir le partager avec les autres et s’enrichir de celui des autres.
Ce qui est très prenant avec ce projet c’est que nous changeons de domaine d’activité à chaque fois. Nous avons par exemple mis en scène des stylistes, exposé des photographes ou organisé un concert. Cette année, c’est la danse qui est mise à l’honneur.
Il y a trois ans, nous avions par exemple organisé une rencontre autour de la musique. Cela aurait été très facile de se dire qu’on recommençait la même chose l’année d’après puisque les bases étaient posées, mais l’idée étant de s’ouvrir à tous les horizons, nous avons décidé, cette année, de travailler le domaine de la danse. En nous ouvrant à chaque fois à de nouveaux horizons artistiques, nous redémarrons toujours à zéro. Chaque domaine étant vraiment spécifique, nous recherchons de nouveaux partenaires, de nouvelles manières de communiquer, d’autres leviers à activer. C’est parfois un peu lourd, mais c’est surtout une expérience extrêmement enrichissante, car nous faisons à chaque fois de nouvelles rencontres qui nous apportent une autre vision du travail et du contact avec les jeunes.
J&L : Quelles sont les valeurs libérales que promeut Délipro Jeunesse ?
A.M. : Nous défendons la liberté, l’autonomie et le goût d’entreprendre. Pour Délipro Jeunesse, développer l’esprit critique et des valeurs solidaires est primordial. Nous essayons d’encourager les jeunes à développer leur potentiel créatif, car ils sont plus riches que ce qu’ils pensent.
Les jeunes d’aujourd’hui manquent de confiance en eux et ne se rendent pas compte de ce dont ils sont capables. Nous sommes là pour leur montrer qu’ils ont du talent et que s’ils vont le chercher à l’intérieur d’eux-mêmes, ce sera toujours bénéfique. Ce sont toutes ces valeurs que nous défendons chez Délipro Jeunesse.
J&L : Quel est ton rapport avec la Fédération, Jeunes & Libres ?
A.M. : J’ai de très bons rapports avec la Fédération. De manière globale, elle répond à nos demandes. Lorsqu’on gère des petites structures, comme c’est le cas pour Délipro Jeunesse, on n’a pas toujours tous les outils administratifs en mains pour avancer et la fédération nous aide efficacement dans nos démarches. Elle s’adapte pour répondre de manière adéquate à nos besoins et apporte son soutien régulièrement. C’est un réel plus dans notre quotidien et on la remercie pour ça.
J&L : Quel est ton horizon de gestion ?
A.M. : Ces derniers temps, nous avons travaillé à court et moyen termes, car l’avenir était rempli d’incertitudes. Aujourd’hui, on souffle un peu et, enfin, on se (re)projette.
Mon objectif premier, à court terme, est que nous nous installions dans nos nouveaux bureaux à Gozée. Après de longs mois de travaux, cela devrait se faire dans les prochains mois. Nous sommes impatients, car nous allons rentrer dans un bâtiment modulable et accueillant qui permettra à l’association d’optimaliser l’accueil des jeunes tout en nous dotant d’une infrastructure permettant à ses collaborateurs de travailler dans des conditions propices à l’échange et au partage des idées.
Une fois que nous serons installés, je souhaiterais que Délipro Jeunesse développe davantage ses activités en Province de Namur et dans le Brabant Wallon. C’est une obligation du décret bien sûr, mais cela va aussi nous pousser à nous remettre en question en matière de communication externe. C’est un réel défi !
J&L : Justement, quels défis demande la construction d’un bâtiment ?
A.M. : La construction d’un bâtiment réserve son lot de surprises. Cela demande beaucoup de temps et de patience. Avec les indépendants qui interviennent sur le chantier, les week-ends et les soirées n’existent plus. Il faut se rendre disponible tout le temps. Cela nous a demandé également de l’ingéniosité parce que nous nous sommes retrouvés confrontés à l’augmentation écrasante des budgets post-covid. Il a fallu réfléchir à des solutions pratiques pour que tout rentre dans le budget initial. Mais, ce projet n’en reste pas moins une belle aventure surtout lorsque l’on entrevoit toutes les opportunités que cette nouvelle structure va nous offrir.
J&L : Quel est l’impact de la réforme des rythmes scolaires sur l’association ?
A.M. : L’organisation de nos stages va considérablement changer. Nous organisions environ six stages par été et le raccourcissement des vacances remet en question toute notre organisation. Pour maintenir le rythme, nous allons devoir remplacer certains stages d’été par des stages en automne ou en hiver. En termes de nombre, ça revient au même à cette différence près qu’en juillet ou en aout, on peut profiter de l’extérieur, s’ouvrir à la nature, respirer le grand air… Autant d’activités nécessaires à l’équilibre des enfants et que bon nombre d’entre eux n’ont pas l’occasion de faire en dehors de ces périodes de stages.
J&L : un mot pour conclure…
A.M. : Etre coordinatrice reste un défi permanent, mais la dynamique au sein de mon équipe et la richesse des projets nous donnent sans cesse l’envie de continuer et d’avancer pour faire évoluer notre association. Les rencontres enrichissantes que j’ai pu faire grâce aux différents projets mis en place ces dernières années me donnent toujours l’envie de relever de nouveaux défis.
Propos recueillis par Aurélie Provost
Quand le bien-être des jeunes rime avec incertitude
L’adolescence est une période où de nombreux changements (physiques, émotionnels, sociaux, …) se produisent. Ces changements peuvent, parfois, être vécus difficilement par les jeunes et il est important de les accompagner afin qu’ils puissent s’épanouir. Délipro Jeunesse a à cœur le bien-être des jeunes et c’est pour cette raison que le nouveau numéro de notre magazine Flash est consacré à cette thématique.
Nous n’avons pas seulement voulu nous attarder sur leur bien-être depuis la crise sanitaire mais bien d’établir un bilan plus général. Pour ce faire, nous avons été à la rencontre de plusieurs jeunes et nous leur avons directement demandé comment ils se sentaient en leur posant trois questions sur leur état de stress actuel et général. En lisant ce qui suit, vous comprendrez très vite que le constat est assez interpellant.
Des raisons multiples et variées
Au vu des réponses récoltées et des différentes recherches effectuées, le stress est très présent chez les jeunes et est loin d’être un phénomène nouveau. En effet, même si le bien-être des jeunes est au centre des préoccupations depuis la crise sanitaire, cela semble déjà bien loin pour eux. D’ailleurs, aucun jeune interrogé n’a évoqué la crise du COVID dans ses facteurs de stress.
Le mal-être qu’ils peuvent ressentir semble bien plus profond et bien plus ancré dans leur quotidien. Les facteurs qui y sont liés concernent des domaines assez divers selon leur réalité et leur vécu.
Le facteur le plus fréquent qui contribue au stress à l’adolescence semble être l’école. De nombreux jeunes se sentent démunis face à la quantité de travail qu’ils ont à abattre et éprouvent de grosses difficultés à gérer la pression que génèrent le travail journalier. Ils ont peur d’échouer à leurs examens et à plus long terme, de perdre le contrôle et de rater leur vie.
La pression pour se conformer aux autres est également un facteur qui revient très souvent. Ils ont peur du regard des autres, de leur famille s’ils ne répondent pas aux exigences attendues. La peur de blesser l’autre est aussi très présente. Dès qu’une tension ou un conflit se présente avec un ami ou un membre de la famille, le stress monte d’un cran.
Les médias sont une source de stress pour les adolescents. L’actualité dramatique à laquelle ils assistent, impuissants, peut les mettre dans un état de stress constant. Ils ne peuvent que constater l’augmentation de la violence autour d’eux et dans le monde. Le conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine actuellement, semble être un gros facteur de stress.
Enfin, de manière plus générale, la peur de l’avenir et surtout de l’inconnu est un facteur important. Si certains ont peur d’un souci de santé au sein de leur famille, d’autres ont peur de ne pas trouver leur voie ou de prendre une mauvaise décision qui aurait des conséquences dramatiques voire irréversibles pour leur futur.
Des symptômes multiples et variés
Les symptômes liés au stress peuvent eux aussi être très différents d’une personne à l’autre. Les symptômes physiques semblent être les plus fréquents avec des maux de ventre, de tête, de la fatigue, une perte d’appétit ou encore l’accélération du rythme cardiaque. Si le stress ressenti perdure, s’ajouteront aux symptômes physiques des symptômes émotionnels tels que des changements d’humeur, de l’irritabilité, de l’angoisse et plus gravement encore de la dépression.
Lorsque le stress devient permanent, des comportements typiques pour compenser les différents symptômes évoqués ci-dessus peuvent s’installer : isolement, addiction et difficulté à gérer les relations sont les symptômes les plus souvent cités par les jeunes que nous avons interrogés.
Un constat indiscutable
Le constat est indiscutable, notre jeune génération ne se sent pas toujours bien dans ses baskets. Il est plus que temps que nous consacrions l’attention nécessaire aux problèmes du mal-être qui affectent les jeunes.
Délipro Jeunesse – comme bon nombre de parents, d’enseignants et toutes personnes concernées par le bien-être – est bien consciente de l’importance de protéger la santé mentale des enfants. C’est pour cette raison, qu’à son niveau, elle a décidé d’aborder ce sujet et de proposer tout au long du magazine des conseils pour aider les jeunes à déculpabiliser et à gérer leur stress.
Parce que se soucier du bien-être des jeunes est crucial si l’on veut qu’à l’âge adulte, ils mènent une vie épanouissante et qu’ils s’insèrent dans la société.
Retrouvez l’ensemble du 32ème numéro du Flash de Délipro Jeunesse.
Aurélie Provost
Maeva, 17 ans
La plupart du temps, je suis stressée pour l’école. Le travail qu’on doit faire pour les devoirs et les examens. Je suis vite énervée. J’ai déjà eu des symptômes comme des maux de tête, une pointe au cœur mais ça reste dans l’extrême.
Romain, 17 ans
Je suis stressé pour l’école car je suis perfectionniste. J’ai besoin de garder le contrôle pour me sentir bien. Dans les moments stressants, je ronge mes ongles et parfois j’ai des difficultés à respirer et des sueurs froides.
Achille, 18 ans
Je ne suis pas stressé de nature mais certaines situations scolaires ou sentimentales peuvent me stresser. Dès qu’il y a une tension avec un proche, je vais avoir tendance à stresser. Je deviens alors irritable, ce qui mène à des conflits ou alors je décide carrément de ne plus parler.
Alice, 16 ans
Je suis très souvent stressée. Je me sens surchargée par le travail de l’école mais l’avenir me stresse aussi. Surtout avec ce qu’il se passe dans le monde actuellement. J’ai souvent des palpitations et je me mets à trembler. Je prends alors des fleurs de Bach pour me détendre.
Delphine, 24 ans
Tout me stresse : le boulot, passer un coup de téléphone, prendre des décisions… Je pense que cela est dû au fait que je manque de confiance en moi et que j’ai peur du regard des autres. J’ai très souvent des maux de ventre et des maux de tête. Pour évacuer mon stress, je mange énormément.
Sources
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/adolescent-mental-health
Stage « Muppet Show » de Délipro Jeunesse
Retour en images sur le stage « Muppet Show » de Délipro Jeunesse qui s’est déroulé du 12 au 16 juillet à Gouy-Lez-Piéton.
Une semaine consacrée à la confection de marionnettes.
À la rencontre de Jérémie, animateur chez Délipro Jeunesse
À quelques semaines de la sortie de la sortie de notre magazine Libre², Jérémie de Délipro Jeunesse nous dévoile le sujet de l’article qu’il a rédigé pour ce prochain numéro :
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