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Fédération Wallonie-Bruxelles

« Les jeunes doivent vraiment être au cœur de cette campagne. »

18 octobre 2023 by jetl

Pour cette nouvelle interview, Jeunes & Libres vous propose de découvrir David Weytsman. Ce dernier fait partie des jeunes figures du Mouvement Réformateur qui montent et qui investissent des lieux et des thématiques qui sont parfois un peu oubliés par le parti libéral francophone.

Jeunes & Libres : Quel bilan tirez-vous de la législature bruxelloise (Région bruxelloise, NDLR) actuelle ?

David Weytsman : Je constate qu’il y a clairement une augmentation de la pauvreté. Durant les vingt dernières années, c’est-à-dire vingt ans d’opposition pour le Mouvement Réformateur à la Région bruxelloise, 40% des Bruxellois ont basculé dans la pauvreté ou se sont rapprochés du seuil de pauvreté. Malgré cette augmentation drastique, on constate que toutes les politiques qui ont été développées par la gauche au pouvoir depuis plus de vingt ans sont complètement dysfonctionnelles.

Il existe d’autre part une grosse problématique liée à l’emploi. Le taux de chômage est de l’ordre de 15%, et même 25% pour la tranche d’âge des 15-25 ans. C’est mauvais, alors que presque tous les pays européens ont connu ou connaissent une période de croissance. Pourquoi la Région bruxelloise n’en a-t-elle pas profité ? Aujourd’hui, on compte vingt-cinq mille postes vacants de cent métiers en pénurie.

Je pointe aussi la problématique de la sécurité. La couverture médiatique est terrible pour la Région bruxelloise. La presse internationale dépeint Bruxelles comme la capitale européenne de l’insécurité ! Depuis des années, nous alertons sur la situation. Il existe évidemment des problèmes de sécurité sur les trois grandes gares ferroviaires, comme la presse l’a rapporté récemment, mais aussi dans des quartiers comme Laeken. Dans le nord de Bruxelles, le trafic de drogue est vraiment préoccupant. J’ai été le premier à parler du narcoterrorisme à l’époque. Tout le monde riait. Le Ministre-Président disait qu’il n’y avait pas de problème de sécurité particulier à Bruxelles… Enfin, il y a aussi un problème lié à la mobilité. La mésentente (au sein de la majorité, NDLR) est là. Ils ont voulu imposer beaucoup de choses en opposant les Bruxellois.

Pour résoudre tous ces problèmes, il faut parler du “nerf de la guerre” : les finances et le budget. Or la Région bruxelloise est quasi en faillite… Le budget et son rééquilibrage seront les priorités de la future législature. Il faudra passer en revue les dépenses, les gabegies et très certainement les recettes, auxquelles nous serons particulièrement attentifs afin que cela ne serve pas de prétexte à des augmentations d’impôts. L’augmentation des recettes passera par un boost de l’activité économique, en augmentant le taux d’emploi, en encourageant l’entrepreneuriat, en soutenant les commerces… Tout cela participe évidemment aux finances bruxelloises.

J&L : Parmi toutes ces thématiques, y en a-t-une qui est vraiment prioritaire pour le MR de la Région Bruxelloise ?

D. W. : La plus abstraite, celle qui nous touche moins dans notre vie quotidienne : l’équilibre budgétaire. Nous devons retrouver une région financièrement saine.

Une thématique qui touche beaucoup les Bruxelloises et les Bruxellois est l’accès au logement, davantage qu’en Région flamande et en Région wallonne. C’est difficile d’accéder soit au logement locatif soit, et ça l’est encore plus, à la propriété. Nous pouvons constater que toutes les politiques menées à Bruxelles ont été des échecs. Il n’y a pas beaucoup de construction de nouveaux logements et on assiste à une explosion des prix. Cela a un vrai impact sur le pouvoir d’achat des Bruxelloises, des Bruxellois et en particulier chez les jeunes.

J&L : Quand le MR compte-t-il lancer sa campagne à Bruxelles ? Ou est-il déjà en campagne ?

D. W. : Que ce soit au niveau régional ou au niveau communal, avec David Leisterh (député régional bruxellois et président du MR Bruxelles, NDLR), nous sommes toujours en campagne. Depuis que j’ai été élu pour la première fois, en 2012, j’ai toujours fait du porte-à-porte, des visites guidées, des rencontres, en organisant des apéros, etc. David Leisterh a démultiplié cette façon de faire dans toutes les communes bruxelloises. C’est de cette façon que nous allons gagner, en occupant tout le temps le terrain. Nous avons déjà la conviction et la volonté d’aller rencontrer tout le monde dans tous les quartiers, de lancer des idées, faire des propositions.

Nous allons, bien entendu, arriver à un moment où l’on va effectivement rentrer dans une phase de de campagne qui se déclinera au niveau national. Tous les membres du Mouvement Réformateur ont été informés du slogan (« Travailler l’avenir », NDLR)  de campagne dévoilé par Georges-Louis Bouchez, lors des universités d’été du parti mi-septembre.

De plus, nous sommes de loin le premier parti au Parlement de la Région bruxelloise à faire, et ce régulièrement, le plus de propositions et de constats, constats qui sont largement partagés.

J&L : Quelle place auront les jeunes durant la campagne ?

D. W. : Les jeunes doivent vraiment être au cœur de cette campagne parce que la Région bruxelloise est de loin la région la plus jeune du pays. La moyenne d’âge y est de trente-six ans, alors que celle des autres régions compte quatre ou cinq ans de plus. Les jeunes sont d’autre part généralement plus exposés aux difficultés d’aujourd’hui : chômage élevé, difficulté d’accès aux logements, etc.

Ainsi, nous devons essayer de convaincre les jeunes de deux choses. D’une part, qu’on ne peut pas atteindre les objectifs climatiques si on n’arrive pas à les coupler aux enjeux socio-économiques. Dans les deux cas, nous nous devons d’être ambitieux. Dans les deux cas, nous devons nous présenter avec de vraies propositions. Regardez ce que nous avons pu obtenir ces derniers mois, sur les enjeux climatiques, sur le nucléaire… Je rappelle qu’on voulait se passer complètement du nucléaire. On se rend compte à quel point aujourd’hui c’est utile pour la production d’électricité, que c’est peu cher comparé au gaz, que cela permet de tendre vers les objectifs du CO2 qui sont des priorités absolues pour nous. Cela permet aussi de faire baisser une partie des prix de l’énergie ou, à tout le moins, de ne pas tendre vers les augmentations qui étaient prévues et qu’on a connues il y a peu de temps. Nous devons pouvoir faire la démonstration que nous avons été crédibles sur le sujet.

Il faut que nous exprimions cette avancée pour que les jeunes comprennent que la décroissance économique que nous proposent les écologistes et une partie du parti socialiste nous fait aller droit dans le mur. Il nous faut, au contraire, une croissance économique soutenue, durable et intelligente.

La deuxième chose dont il faut convaincre les jeunes, c’est que les extrémismes, de gauche ou de droite, sont de vrais freins aux libertés individuelles et à notre démocratie. Je suis très inquiet du positionnement du PS et des écolos qui semblent plutôt acquis à l’idée – en tout cas ils le disent comme ça, probablement par position politique – de faire des majorités avec le PTB… avec des communistes !

Dans quels pays les communistes ont-ils gouverné ? Cela a-t-il été positif pour les libertés individuelles ? Les communistes présents au Parlement bruxellois sont pour la nationalisation d’une grande partie de la production, ou même des grandes entreprises. Ils combattent systématiquement toutes les grandes entreprises dans les débats que nous avons. Le PTB soutient des pays qui sont tous totalitaires et ils le reconnaissent. L’ennemi principal des libéraux est le PTB. Avec les écolos, les engagés, le PS, etc., on peut faire des accords, on peut négocier. Avec le PTB, c’est impossible. Or, il est indéniable qu’ils exercent une certaine attirance sur une partie de la jeunesse. Leurs mouvements de jeunesse sont assez actifs, que ce soit sur des campus ou dans certains combats politiques qu’ils mènent…

J&L : Où en est la Région bruxelloise en matière de politique jeunesse ?

D. W : Nulle part… Les décideurs politiques actuels sont les rois pour donner des ballons de football et subsidier des associations qui, dans l’ensemble, font du bon boulot. Mais c’est tout. Ils ne proposent rien de concret concernant les problématiques principales, que ce soit sur l’enseignement, sur la formation, sur l’emploi, sur la lutte contre la pauvreté qui expose aussi une partie de nos jeunes. Les chiffres, comme je l’ai dit précédemment, sont très mauvais par rapport aux autres pays européens. Si Bruxelles était un pays, nous serions probablement en queue de peloton des pays européens.

J&L : Estimez-vous qu’il y a une spécificité chez la jeunesse bruxelloise, hormis le fait qu’elle est proportionnellement plus nombreuse que dans les autres régions du pays ?

D. W. : Je pense que cette jeunesse est propre à Bruxelles, provenant de la diversité, ce qui est un super atout. Nous sommes en plus en présence d’une jeunesse qui a la chance d’aller dans des écoles, soit néerlandophones, soit francophones, et de parler une autre langue à la maison, donc ça les expose à un multilinguisme. Cette jeunesse a aussi envie d’entreprendre et elle est très active dans les associations.

J&L : Parmi toutes les propositions et projets MR de cette législature, y en a-t-il un en particulier qui concerne la jeunesse et que vous voudriez présenter ?

D. W. : En tant que vice-président de la Commission mobilité du Parlement de la Région bruxelloise, une de nos propositions a été votée à l’unanimité en 2019 et elle concerne le harcèlement dans les transports en commun. 95% des femmes de quinze à vingt-quatre ans ont déjà subi des formes de harcèlement sexiste dans l’espace public. Chose assez rare, cette proposition a été cosignée par la majorité et par l’opposition et elle a été reprise dans l’accord du gouvernement quand il a été formé, sans nous malheureusement, en 2019.

Malheureusement, j’en ai fait une évaluation très régulièrement et les chiffres sont encore plus mauvais… La proposition n’a pas été complètement reprise.

J&L : Vous avez visité récemment les locaux d’O’YES à Forest, un des principaux acteurs dans le domaine de l’éducation et de la promotion à la santé chez les jeunes. Qu’avez-vous retiré de cette visite?

D. W. : O’YES et les autres associations travaillant sur la prévention de la santé sont très utiles. Évidemment, j’interviens beaucoup au Parlement bruxellois avec ma casquette “santé”, notamment sur la question de la santé des jeunes (David Weytsman est président de la Commission des Affaires sociales, de la famille et de la Santé, NDLR). Nous avons besoin d’acteurs comme eux sur le terrain, dans les écoles, les campus, les festivals, etc. Il faut évidemment continuer à parler du dépistage et de l’utilité de de la prévention. Je suis fier qu’ils fassent partie des organisations de jeunesse fédérées chez Jeunes & Libres.

J&L : Concernant l’EVRAS (Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle), quel est votre position au sujet de sa généralisation dans l’Enseignement obligatoire ?

D. W. : J’ai toujours milité pour que ces formations puissent être davantage intégrées dans des cours, dès les premières années du primaire. Je pense que c’est très important que les enfants puissent d’abord parler de choses dont ils n’osent pas parler à la maison, puis parler de leurs émotions, du consentement, de leur corps… Les formations partent des besoins des jeunes et à chaque âge, les enfants ont besoin de comprendre ce qui est en train de se passer et à chaque âge, quand on vit en collectivité, on doit aussi comprendre les limites à adopter les uns par rapport aux autres, les émotions, les différences, la tolérance, l’acceptation, etc.  

Il est important que la santé mentale des jeunes soit prise en compte, surtout que la première cause de décès chez eux est le suicide.

J&L : Les formations EVRAS répondent-elles à un besoin spécifique en Région bruxelloise ?

D. W. : Oui, il y a un besoin en Région bruxelloise et je dirais même, je mets les pieds dans le plat, plus grand qu’en Région wallonne ou en Flandre. Nous avons quand même beaucoup de familles très conservatrices. Dans certaines écoles, quand les formations EVRAS sont données, la moitié de la classe est subitement malade. Cela me pose problème. Il y a des courants religieux qui ne permettent pas d’aborder certaines questions.

Je ne trouve pas non plus acceptable que dans certains quartiers ou dans certaines classes, en secondaire, la moitié de la classe soit partie quand on aborde la question de l’IVG, de l’homosexualité, ou encore de la contraception et des maladies sexuellement transmissibles. Tout en respectant les choix religieux ou les idées de chacun, l’École est aussi là pour, entre autres, poser un cadre ou répondre à des questions.

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16/17 sur 1RCF Belgique

14 juillet 2023 by jetl

Ce 13 juillet, Benjamin, coordinateur de Jeunes & Libres, était l’invité de l’émission 16/17 sur la radio 1RCF Belgique afin de présenter la fédération, ses membres ainsi que pour partager sa vision du secteur jeunesse. L’interview est à retrouver ci-dessous.

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« L’ascenseur social, ça part dès la petite enfance. »

10 juillet 2023 by jetl

Alors que la réforme du secteur de l’Accueil Temps Libre (ATL) commence à se dévoiler, Jeunes & Libres a décidé de vous présenter Violaine Herbaux. Échevine de l’enseignement, de la petite enfance et de l’accueil extrascolaire, elle est également conseillère santé à la présidence du Mouvement Réformateur et présidente du conseil d’administration de l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE).

Son master en communication et information en poche, Violaine Herbaux s’est rapidement tournée vers le monde politique pour y démarrer sa carrière professionnelle, en tant que conseillère politique en matière de santé auprès de la présidence du Mouvement Réformateur. Son premier engagement au service de la collectivité a lieu en 2012, lorsqu’elle rejoint le conseil communal de Silly, commune rurale du Hainaut, dont elle devient échevine de l’enseignement, de la petite enfance et de l’accueil extrascolaire en 2017. Cette même année, elle fait son entrée au conseil d’administration de l’ONE, dont elle devient présidente en 2022.

Jeunes & Libres : Qu’est-ce que l’ONE? Quel est son champ d’action?

Violaine Herbaux : L’ONE est une organisation qui a plus de 100 ans d’existence et qui s’occupe principalement de l’accueil de la petite enfance, mais aussi, et surtout, et cela, on en parle moins, de la santé préventive chez les enfants. Et ce, depuis le suivi prénatal aux consultations pour enfants jusque 6 ans. L’ONE subventionne et coordonne également  ce qui relève de “l’extrascolaire”, tels queles écoles de devoirs et l’accueil temps libre dans les écoles. Enfin, il  existe toute une branche “SOS enfants” où l’on retrouve beaucoup de partenariats avec l’Aide à la jeunesse pour ce qui concerne les difficultés plus familiales, de précarité, de violence, etc.

Ces dernières années a été développée toute une série de soutien à ce qu’on appelle la parentalité, avec la mise en place, par exemple, de lieux de rencontre parents-enfants quand il y a des problèmes d’ordre familiaux. Ou encore de structures appelées “Espace parents dans la séparation”,. Qui accompagnent les parents rencontrant des difficultés dans leurs parentalités.

Tout cela se déroule sur tout le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

J&L : Quel est votre rôle en tant que présidente du conseil d’administration ?

V. H. : Il n’y a pas de description de fonction, c’est un peu comme un échevinat, on apprend dans la fonction. Je dirais que mon rôle est de m’assurer en premier lieu que le comité de direction fonctionne comme il le devrait, que chaque directeur puisse être en pleine possession de ses moyens pour développer et répondre à tout ce qui est repris et inscrit dans le contrat de gestion qui est la “feuille de route” de l’ONE définie par le Gouvernement de la FWB. Il comprend les différentes mesures et les différents projets à mener.

Une première difficulté pour moi a été de “m’imprégner” du contrat de gestion, car ce n’est pas moi qui l’ai négocié, mais mon prédécesseur, Thierry Wimmer.

Le second rôle, tout aussi important, est de représenter l’ONE dans différentes instances, dans des colloques, des conférences.

Enfin, j’essaie de faire le lien entre le conseil d’administration et le terrain pour que le CA soit au plus proche des réalités de terrain, du travail de nos collaborateurs. Je veux avoir le plus de contacts au sein de l’administration, au sein des travailleurs et d’y voir comment fonctionne l’ONE de l’intérieur, sans passer systématiquement par le comité directeur. Je considère que ce n’est pas sain de n’avoir qu’un seul interlocuteur et qu’un seul angle de vue. Bien entendu, il m’est impossible de connaître tout le monde

J&L : Aller sur le terrain, c’est aussi une manière de se former…

V. H. : Une matière que je connaissais moins au moment de ma prise de fonction c’était la santé préventive au sein de l’ONE. Je connaissais beaucoup plus la petite enfance et l’ATL de part mon mandat d’échevine même si, là aussi, il ne faut pas tout résumer à ça. Je suis donc allée à la rencontre de cinq équipes un peu partout dans les différentes provinces de Wallonie et en Région bruxelloise. Cinq est un petit échantillon, mais il s’agissait de situations différentes, en consultation prénatale, en consultation pour enfant, au sein d’un quartier urbain ou au sein d’un hôpital. J’ai pu y constater les difficultés, rencontrer les équipes, leur travail, leurs besoins, la façon d’améliorer le service, etc.

J’ai été heureuse de constater que cela se passait bien néanmoins, de rencontrer des personnes investies dans leurs missions et qui pouvaient réaliser leur travail.

J&L : Et vous, qu’est-ce qui vous motive à vous investir autant ?

V. H. : La lutte contre l’injustice, en particulier quand cela concerne des enfants qui par définition, eux, n’ont jamais rien demandé et se retrouvent à vivre dans des situations, malheureusement, de précarité compliquée.

Je vais donner un exemple qui m’a marqué. Il s’agit d’une visite de terrain que j’ai effectué du côté de Chimay, avec une équipe, dans le camping du Val d’Oise. J’y ai vu une réalité que je ne pensais pas découvrir en Belgique. . J’ai vu des enfants vivant avec leurs parents dans des campings, dans des caravanes qui font la taille d’une petite pièce. Toute la famille y dormait, dont un bébé de cinq jours, dans des conditions d’hygiène très compliquées. En hiver, les canalisations d’eau sautent et il n’y a donc pas d’eau courante Les enfants ont peu d’activités et restent de longues heures devant la télé…

Pour moi, l’ONE réalise de belles missions. Ce ne sont pas des solutions miracles qui résolvent toutes les situations, mais assurer la santé préventive, mettre à disposition des milieux d’accueil, etc. est très importants à mes yeux.

J&L : Est-ce que cela fait écho à ton engagement libéral ?

V. H. : Oui, tout à fait. J’étais présente la semaine passée à une conférence où je rappelais que si on veut, à un moment, rompre le schéma de la précarité, de la reproduction générationnelle de chômage, alors il faut sortir les enfants de ces environnements familiaux de précarité néfastes. Il y a plein d’études qui montrent combien un enfant a besoin qu’on lui parle pour son développement du langage, a besoin de pouvoir bouger pour sa psychomotricité, etc. Il faut pouvoir lui donner les meilleures chances. L’ONE apporte une pierre à l’édifice, c’est un levier pour essayer de faire en sorte que ces enfants puissent sortir des milieux précarisés. L’ascenseur social, ça part dès la petite enfance.

J&L : Un coup d’accélérateur a été mis à a réforme de l’Accueil Temps Libre récemment. Cette réforme concerne directement l’ONE. Que pensez-vous, en tant que présidente de son conseil d’administration, de cette réforme ?

V. H. : J’ai pris, comme vous, également connaissance de la note d’intention du Cabinet de la ministre Linard (ministre de tutelle de l’ATL, NDLR). Je la trouve trop peu ambitieuse pour ce que l’on peut espérer d’une réforme. Elle ne répond pas aux principaux besoins exprimés par les secteurs de l’ATL, qui ont justement publié une carte blanche et à la suite de laquelle la ministre a fait marche arrière sur sa réforme.

le cabinet a avancé vraiment très longtemps tout seul et a fait mine de concerter en rassemblant leurs différents groupes de travail. Je regrette que l’ONE n’ait pas été davantage entendue. Il y a d’ailleurs eu un sentiment général de la part des acteurs de ne pas être suffisamment entendus et des déceptions.

L’une des priorités pour l’ONE est de désigner, dans le cadre de l’ATL, des responsables de projets au sein des communes, de manière à mieux coordonner les équipes sur place et à créer une dynamique positive avec l’ensemble des institutions accueillantes de l’extrascolaire. Il faut également, si les budgets le permettent, créer une stabilité dans l’emploi pour organiser un accueil extrascolaire de qualité avec de vrais contrats de travail et non pas reposer autant sur le bénévolat. Il faut également soutenir la formation continue pour les travailleurs du secteur. Nous faisons face à des profils très variés et de formations inégales.

Pour finir, je suis convaincue que cette réforme-là doit être pensée en même temps que la révision des rythmes scolaires journaliers afin de rendre l’ATL véritablement complémentaire de l’école.

C’est ausside pouvoir renforcer les moyens des écoles des devoirs pour qu’elles puissent accomplir l’ensemble de leurs missions. Elles peuvent clairement apporter un plus aux études dirigées en apportant leur dimension socioculturelle que les études n’ont pas et ainsi renforcer les objectifs de l’école dans toute sa dimension sociale, d’activités ludiques, etc. Il y aurait un compromis à trouver entre les parties, bien entendu.

J&L : Votre mandat d’échevine constitue un autre engagement important de votre part. Qu’est-ce que représentent des matières aussi importantes que l’enseignement, la petite enfance et l’accueil extrascolaire pour une commune rurale comme Silly ?

V. H. : Silly compte 8.500 habitants, six écoles communales dont une pratique l’immersion linguistique néerlandaise, une école libre, deux crèches communales et un service d’accueillante d’enfants. Cela représente une part importante de notre budget communal, d’autant plus que cela représente aussi une organisation logistique non négligeable. Nous devons également réaliser des investissements dans les infrastructures scolaires, d’accueil et sportives.

C’est toujours un challenge d’avoir suffisamment d’élèves, dans une commune comme Silly, pour ouvrir six écoles avec des sections maternelles et primaires. C’est un challenge d’autant plus qu’il y a une dénatalité, une diminution de la natalité d’environ 10% dans les communes depuis de nombreuses années.

Pour répondre à ce challenge, nous devons aussi trouver des projets pédagogiques qui font la différence. Voici la raison pour laquelle nous avons lancé l’immersion en néerlandais, que nous développons aussi tout doucement dans une de nos écoles des pédagogies dites actives et favorisons « l’école du dehors ».  La commune a également investi dans un bus communal de manière à pouvoir véhiculer facilement les élèves pour les sorties à la piscine, à la salle de sport, pour les sorties culturelles et ludiques.

Ces investissements nous servent en plus à être davantage attractifs que les communes voisines et en particulier, l’enseignement néerlandophone, car nous sommes proches de la frontière linguistique. Mais ils permettent également de faire vivre, d’une certaine manière, notre communale rurale en y « conservant » une population jeune. Ainsi, nous disposons d’un taux de couverture pour la petite enfance de 48%, au lieu des 35% de moyenne (48 places d’accueil pour 100 enfants en bas âge, NDLR).

J&L : Estimez-vous rencontrer davantage « d’obstacles » dans une commune rurale par rapport à une commune urbaine ?

V. H. : Je ne parlerais pas d’obstacles, mais, en effet, nous faisons face à une difficulté qui est la mobilité pour sortir de notre commune. C’est la raison pour laquelle nous disposons d’un bus communal. Nous avons également développé un service d’accueil centralisé pour l’accueil extra-scolaire du mercredi après-midi. Il s’agit du projet « Récréakid’s » qui rassemble, grâce au bus communal, les élèves des 6 implantations sur 2 implantations. Les activités proposées sont de cette manière plus variées et plus qualitatives.

Mais moi, je vois plus d’atouts que de difficultés. Nous avons un cadre et un environnement de qualité, luxuriant, qui peut être mis au service du développement des enfants. Nous pouvons leur faire découvrir la faune et la flore, notre patrimoine, nos producteurs locaux, etc.

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À la rencontre de Diego, président de la FEL

27 juin 2023 by jetl

D’ici quelques jours, la Fédération des Étudiants Libéraux aura officiellement un nouveau président. Rencontre avec Diego, prêt à se lancer dans sa nouvelle fonction. Jeunes & Libres tient à remercier Ömer, président sortant, pour son implication et son enthousiasme indéfectibles durant les deux années qui viennent de s’écouler, notamment au sein de notre conseil d’administration.

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À un an d’un vote historique

9 juin 2023 by jetl

Les prochaines élections du Parlement européen auront lieu le 9 juin 2024, soit dans un an jour pour jour. Pour ces élections, la Belgique marque un grand coup en donnant la possibilité aux jeunes de 16 et 17 ans d’y participer grâce à une loi votée le 1er juin 2022.

L’âge légal pour le droit de vote aux élections européennes est donc passé à 16 ans au lieu de 18 ans. Depuis le 1er mai 2023, date de la mise en application de la loi votée l’année dernière, ce sont pas moins de 280.000 jeunes belges qui ont l’opportunité de faire entendre leur voix au niveau européen l’année prochaine.

Sophie Wilmès, alors ministre des Affaires Étrangères au moment de l’accord du gouvernement, avait d’ailleurs déclaré : « C’était un engagement du gouvernement à sa formation, il est tenu. Aujourd’hui, nous donnons aux jeunes à partir de 16 ans la possibilité de prendre pleinement part au débat public européen. Il s’agit d’un premier pas formel vers la citoyenneté européenne. C’est fondamental, car l’UE règle des pans entiers de notre quotidien. Avec ma collègue Annelies Verlinden, nous portons ce projet qui est une avancée pour les jeunes, pour notre démocratie et pour le projet européen ».

La ministre de l’Intérieur CD&V, Annelies Verlinden, d’ajouter : « Les décisions prises à ce niveau de pouvoir portent souvent sur des sujets qui préoccupent les jeunes et qui ont un impact significatif sur leur avenir, tel que la mobilité ou le climat. C’est la raison pour laquelle il est intéressant de leur donner voix au chapitre pour ces questions ».

Pour Valérie Glatigny, ministre de la jeunesse, « L’abaissement de l’âge du droit de vote aux élections européennes vise à associer davantage encore les jeunes à la démocratie européenne. Nos jeunes veulent pouvoir être entendus sur les grands chantiers de ce siècle, que ce soit le défi climatique, l’intelligence artificielle ou encore la formation aux nouvelles technologies, pour ne citer que ceux-ci. Il est donc essentiel de les informer au mieux de ces enjeux. Jeunes & Libres y contribue avec brio par ses actions sur le terrain pour faire des jeunes des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires. »

En ce qui concerne les élections communales, provinciales, régionales, communautaires et législatives, l’âge légal reste 18 ans.

Pour autant, tous ces jeunes ne disposent pas de ce droit de manière automatique, au contraire des citoyens majeurs. En effet, les jeunes désireux de voter doivent s’inscrire au préalable sur une plateforme en ligne ou via un formulaire à compléter et à remettre à la commune. Ils peuvent également l’envoyer par courrier accompagné d’une copie de leur carte d’identité. Ce sera alors aux communes de traiter les demandes et d’inscrire les jeunes sur les listes électorales. Cette inscription n’est pas sans conséquence, car, dès lors que le jeune est inscrit, il est dans l’obligation de se rendre aux urnes et de voter.

En ce qui concerne la plateforme en ligne, les jeunes peuvent s’inscrire via le lien suivant : https://Inscription.elections.fgov.be. L’identification peut se faire par le biais de la carte eID ou avec l’application Itsme.

Pour participer aux élections, il faut néanmoins réunir 5 conditions, à savoir :

  • Posséder la nationalité d’un État membre de l’Union européenne ;
  • Avoir une résidence principale dans une commune belge ;
  • Ne pas être suspendu(e) de ses droits électoraux par une décision judiciaire ;
  • Avoir au moins 16 ans au moment du vote le 9 juin 2024 ;
  • Être inscrit sur la liste des électeurs.

Un citoyen européen qui réside en Belgique pourra donc participer aux élections et voter pour des candidats sur des listes belges.  Il en va de même pour les quelque 13 000 jeunes de nationalité belge, âgés de 16 et 17 ans et vivant à l’étranger.

Après Malte, l’Allemagne et l’Autriche, la Belgique devient le quatrième pays de l’Union européenne, à permettre aux jeunes de 16 et 17 ans de voter et de faire entendre leur voix aux élections du Parlement européen en 2024.


Qu’en pensent nos OJ ?

Nous avons demandé à la FEL et aux Jeunes MR ce qu’ils pensaient de cette nouvelle loi. Voici leurs réponses …

« Chez les Jeunes MR, nous pensons qu’avant que cette mesure ne puisse voir le jour, il faut d’abord intéresser et former nos jeunes, leur donner les clefs de compréhension du monde politique et de ces enjeux. Il faut former des CRACS (Citoyen Responsable, Actif, Critique et Solidaire), c’est d’ailleurs notre mission principale en tant qu’organisation de jeunesse politique.

Les Jeunes MR soutiennent également l’instauration d’un vrai « Cours de Citoyenneté » qui permettrait aux élèves de mieux comprendre comment fonctionne notre démocratie, d’aborder les différents courants politiques et religieux qui ont marqué notre Histoire.

Il est essentiel que les jeunes cultivent également leur curiosité et leur esprit critique.

Si tu veux plus de détails, tu trouveras tout ici : https://jeunesmr.be/2021/10/vote-a-16-ans-oui-mais/ ».

  • « Participation démocratique accrue – En permettant aux jeunes âgés de 16 et 17 ans de voter, cela favorise leur participation politique et aiguise leur engagement civique avant leur majorité. Cela peut encourager les jeunes à s’intéresser davantage aux affaires publiques et à exercer leurs droits démocratiques.
  • Plus forte représentativité des jeunes – L’abaissement de l’âge de vote garantit que les jeunes aient une voix directe dans le processus électoral. Cela permet de mieux prendre en compte leurs intérêts et leurs préoccupations dans la prise de décision politique, notamment en ce qui concerne les enjeux qui les touchent particulièrement.
  • Éducation civique renforcée – En autorisant les jeunes à voter plus tôt, cela peut encourager les établissements scolaires à renforcer l’éducation civique et politique, ce qui contribue à former des citoyens plus informés et engagés.

… Mais aussi quelques réserves :

  • Maturité et expériences limitées – Certains critiques soutiennent que les jeunes de 16 ans peuvent ne pas avoir suffisamment de maturité et d’expérience pour prendre des décisions politiques éclairées. Ils pourraient être influencés par des opinions et des perceptions immatures ou encore manquer de compréhension approfondie des enjeux politiques. À charge de l’école et des organisations de jeunesse de former les jeunes à la complexité apparente que revêt la politique européenne de marché, de capitaux, de libre circulation ou encore d’intégration.
  • Influence parentale – À cet âge, les jeunes peuvent être plus susceptibles d’être influencés par les opinions politiques de leurs parents ou de leur entourage immédiat. Cela pourrait entraîner une forme de vote qui ne reflète pas nécessairement leur propre volonté ou compréhension. Cependant, est-ce bien l’apanage des jeunes ? À moins que cela ne concerne également les moins jeunes. »

Qu’en pense le LYMEC ?

La Jeunesse libérale européenne (LYMEC), dont sont membres les Jeunes MR et la FEL, qui promeut les valeurs libérales dans toute l’UE en tant qu’Organisation de Jeunesse du parti ALDE a également pris position sur cette nouvelle loi et nous en a fait part.

« Le LYMEC s’est positionné en faveur de l’abaissement du droit de vote à 16 ans pour les élections européennes depuis des années désormais. D’ailleurs, l’organisation a fait campagne sur cette thématique lors de l’année européenne de la jeunesse en 2022 comme une des demandes aux politiciens européens et nationaux. Nous avons donc été contents d’entendre que la Belgique mettait pour la première fois cette mesure en place pour les élections de juin 2024 rejoignant ainsi deux autres pays européens : Malte et Autriche.

Nous mettons en avant les arguments suivants pour l’abaissement à 16 ans :

  • les jeunes de 16 ans dans la plupart des pays européens sont déjà très responsables, connectés et conscients de leur choix politique, ils s’expriment déjà politiquement via d’autres moyens;
  • la participation des jeunes dans les élections européennes augmente constamment d’une élection à l’autre;
  • en abaissant la limite, nous donnons une chance à une société plus représentative, augmentant la qualité des décisions prises en renforçant l’implication des jeunes ;
  • à 16 ans dans plusieurs pays, il y a des responsabilités pénales, mais également financières qui existent, sans pour autant pouvoir décider sur ces sujets qui impactent leur vie au quotidien.

Nous proposons donc :

  • d’abaisser l’âge légal pour pouvoir voter aux élections européennes à 16 ans dans tous les États membres de l’Union européenne (soutenant la dernière résolution du parlement européen adopté à ce sujet) ;
  • de promouvoir les programmes qui renforcent l’identité commune européenne et surtout l’éducation à l’Europe pour préparer les jeunes au mieux à l’exercice de leur droit de vote à partir de 16 ans et éviter ainsi d’être une proie facile pour les eurosceptiques et les populistes. »

Vous pouvez retrouver la résolution du LYMEC à ce sujet en anglais ainsi que les sources qui y sont associées ci-dessous :

« Resolution on lowering the voting age to 16 in European Parliament elections.

Noting that :

  • Citizens’ involvement in the governance of the state is the key feature of democracy. In most of the European Union (EU) Member States, the highest sovereignty is exercised through the election of political representatives or the participation in direct democracy procedures such as referendums or participatory budgets.
  • Under the current legislation of each EU Member State, all citizens of the state have the right to vote in European Parliament elections from the age of 18 (except Greece, Malta, and Austria), but young people still tend to vote less than other population segments, expressing their views and civic engagement through alternative procedures than that of participatory democracy, being their preferences thus less represented in traditional democratic institutions [1].
  • Even though participation in the 2019 European Parliament elections increased compared with 2014 elections (from 42,6% to 50.6%) it is still low in some of the EU Member States [2]. In addition to this, young people’s participation in European elections are constantly increasing. 42% of young people from age 16 to 24 voted in 2019 European Parliament elections, while in 2014 elections only 28% [3] voted.
  • Demographic trends in the EU show a decline in the number of young people from age 15 to 29 [4]. According to the data of Eurostat, young people made up 17,4% of the EU population in 2016, compared with 21.5 percent in 1996[5]. It is particularly important to ensure that the needs of young people are properly represented, while facing challenges of the aging population.
  • European Parliament in 2015 adopted the resolution 2015/2035(INL) on reforming electoral law [6]. One of the suggestions was that EU Member States should consider ways to harmonise the minimum age of voters at 16, in order to further enhance electoral equality among Union citizens.

Believes that :

  • By lowering the voting age to 16 years old in the European Parliament elections, young people would gain a stronger voice in the policy-making processes. This would partly offset the diminishing voice of young people in an aging society. Education, youth employment, social affairs, family policy would be given higher priority on the political agenda.
  • Young people nowadays have greater knowledge of society and are more informed than was the youth of previous generations due to the achievements of digitalisation and connected society, as well as the practically complete alphabetisation of the EU population and the promotion of critical thought in the education system. Nevertheless, lowering the voting age to 16 also needs to entail a greater and early educational focus on political education, democracy and critical discourse in order to ensure that everyone knows what their rights are and how to exercise them.
  • 16-17 year olds already have a lot of responsibilities in society : they can partially work and pay taxes, however, they cannot decide on how their paid taxes are distributed;
  • Young people from 16 years old can also be convicted in most of the EU Member States. However, young people below the age of 18 years are not allowed to vote at elections and thereby influence the decisions that have direct consequences for their everyday life ;
  • Lowering the voting age could contribute to the development of civic society and creating a voting habit. Studies have shown that political interest of 16 and 17-year-old Austrians have increased more than double after lowering the voting age (21,8% interviewees were very interested in politics in 2008, compared with 7.9% of interviewees in 2004) [7] ;
  • Another example shows that 16 year old Germans tend to vote more than standard-type voters [8].

Therefore LYMEC calls upon :

  • The EU to adopt draft legislative acts and legalize voting in European Parliament elections from the age of 16 years old in all EU Member States.
  • The EU to promote programs aimed at the strengthening of an EU common identity and training programs that spread knowledge among EU youth about the relevance and day-to-day functioning of the EU, so that they know why should they vote and they are less encouraged to support Eurosceptic parties.

Sources pour la rédaction de l’article

https://verlinden.belgium.be/fr/la-belgique-permet-%C3%A0-ses-jeunes-de-voter-aux-%C3%A9lections-europ%C3%A9ennes
https://www.rtbf.be/article/elections-europeennes-2024-les-jeunes-de-16-et-17-ans-peuvent-sinscrire-en-ligne-des-ce-1er-mai-11190427
https://www.mr.be/les-jeunes-des-lage-de-seize-ans-auront-la-possibilite-de-voter-dans-le-cadre-des-elections-europeennes/

Sources pour le LYMEC

[1] 2019 European elections: National rules https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/ATAG/2018/623556/EPRS_ATA(2018)623556_EN.pdf
[2] Post-election survey 2019, p.20 – https://www.europarl.europa.eu/at-your-service/files/be-heard/eurobarometer/2019/post-election-survey-2019-complete-results/report/en-post-election-survey-2019-report.pdf
[3] Post-election survey 2019, p.22 – https://www.europarl.europa.eu/at-your-service/files/be-heard/eurobarometer/2019/post-election-survey-2019-complete-results/report/en-post-election-survey-2019-report.pdf
[4] Europe’s demographic challenge – https://ec.europa.eu/eurostat/statisticsexplained/index.php/Being_young_in_Europe_today__demographic_trends#Europe.27s_demographic_challenge
[5] Children and young people in the population, EU-28, 1 January 1996, 2006 and 2016 – https://ec.europa.eu/eurostat/statisticsexplained/index.php?title=File:Children_and_young_people_in_the_population,_EU28,_1_January_1996,_2006_and_2016_BYIE18.png
[6] Reform of the electoral law of the European Union, https://oeil.secure.europarl.europa.eu/oeil/popups/ficheprocedure.do?lang=en&reference=2015/2035(INL)
[7] Political interest among young Austrians before and after lowering voting age, p.10 – https://ecpr.eu/filestore/paperproposal/9e969392-9b14-4c34-b0e7-e23eeffbfb87.pdf
[8] German young people in polling booths, p.5 – www.cje.org/descargas/cje4965.pdf

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Appels à projets en cours au sein du secteur Jeunesse

7 juin 2023 by jetl

  • Appel à projets « Lutte contre la Cyberhaine en lien avec le racisme et la xénophobie » (FWB-Région bruxelloise-Région wallonne)
    • Il s’adresse, entre autres, aux associations sans but lucratif œuvrant directement ou indirectement sur la thématique de la lutte contre la cyberhaine en lien avec le racisme et la xénophobie.  Le siège social de l’organisme candidat devra être établi sur le territoire de la Région Wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou la Région de Bruxelles-Capitale ou qui y exerce de manière régulière et principale des activités (plusieurs organismes peuvent déposer un projet commun si une convention déterminant les modalités de la collaboration est établie entre eux) ;
    • Il vise à soutenir le développement d’actions visant à lutter contre la cyberhaine en lien avec le racisme et la xénophobie ;
    • Les projets ont pour objectifs :
      • La lutte contre les discours de haine sur internet ;
      • L’information, la prévention et l’aide aux victimes (accompagnement des personnes victimes de discriminations dans leurs démarches ainsi que leurs proches et les témoins) ;
      • La formation des professionnel(le)(s) à la lutte contre la cyberhaine ;
      • La lutte contre la cyberhaine par des actions de sensibilisation ou d’éducation à destination du grand public ;
    • Les projets déposés peuvent présenter les modes d’actions suivants :
      • Projet-pilote ;
      • Actions de soutien aux victimes ;
      • Formations ; 
      • Animations ; 
      • Outils pédagogiques ; 
      • Outils de sensibilisation ;
      • Développement de plateformes d’informations (site internet…) ;
    • Montant du subside : 10.000€ à 40.000€ maximum par projet ;
    • Délai pour organiser les activités : dès le lendemain de la notification de l’attribution de la subvention jusqu’au 31 décembre 2024 au plus tard ;
    • Date limite de dépôt des dossiers : 7 août à 23h59 ;
    • Dépôt via Jotform : https://form.jotform.com/231242773426353 ;
    • URL : https://pci.cfwb.be/cyber-haine-cyberhaat/.

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